A la fin de l’année 2020,  le monde a constaté une  forte résilience du marché immobilier, la question qu’il reste à poser c’est jusqu’à quand ?

Convenu au fait que la  crise économique provoquée par la pandémie de COVID−19 la chute semble inévitable, nous avons déjà commencé à sentir ses débris dans de nombreux secteurs économiques, mais jusque là le marché immobilier semble être épargné.

Lire aussi : Prévisions du marché immobilier Québec – Février 2021

Les tendances récemment constatées ne sont-elles que pures réactions à un épisode pandémique inédit et hors normes ? ou marquent-elles le début d’une approche différente de l’achat immobilier ? Cette crise a-t-elle joué un simple rôle d’accélérateur de projets, ou permet-elle de discerner les prémices d’un mouvement plus fondamental ?

Nous nous sommes appuyés sur le registre foncier du Québec  afin de vous procurer  les grandes tendances immobilières, les données sont extraites des différents indicateurs  suivants:

  • Le nombre de ventes par plage de prix;
  • Le nombre de transferts de propriété;
  • Le nombre d’hypothèques; et
  • L’indice de difficultés financières.

En tant que registre légal authentique créé par le législateur pour assurer la publicité des droits affectant les immeubles situés au Québec, le Registre foncier du Québec constitue la source officielle, complète et fiable de données sur le marché immobilier et son évolution.

L’année débute  avec une solide performance du marché immobilier. On constate une forte évolution du volume de transactions immobilières, ce qui nous amène à conclure que le mois de janvier 2021 est le plus haut enregistré depuis les six dernières années.

Comparé à l’année précédente, le nombre de ventes a connu une hausse de 24,7 %, le nombre de transferts de propriété a connu quant à lui  une progression de 14,5 % sans oublier le nombre d’hypothèque qui n’a pas été mis à l’écart avec une augmentation de 27.7% , en ce qui concerne L’indice de difficultés financières, il est demeuré bas avec une diminution de 45 % par rapport à janvier 2020.

Si nous devons faire une comparaison selon les régions québécoises , nous placerons en première place les Laurentides qui occupent le haut de la liste avec une augmentation de 62,9 % des ventes, suivie de Lanaudière avec une hausse de 57,2 %. Les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ont connu respectivement une hausse de 26,2 % et de 10,7 %.

Par plage de prix de vente, dans la catégorie « moins de 250 000 $ », c’est l’Estrie qui arrive en première position avec une croissance de 43,2 %.

Dans la catégorie « 250 000 $ à 500 000 $ », trois régions dominent. Nous avons en première position la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine avec une croissance de 114,3 %, qui est suivie par le Centre-du-Québec et le Bas-Saint-Laurent avec un taux respectif de 109,5 % et de 107,1 %.

La Mauricie sort du lot et enregistre la plus forte croissance avec 350,0 % des ventes dans la catégorie « plus de 500 000 $ ».

Pour le marché hypothécaire, c’est la région des Laurentides qui est en tête de liste ayant enregistré une hausse de 54,7 %. Elle est suivie de l’Outaouais avec une augmentation de 45,7 %.

Lire aussi : L’élan du marché immobilier se poursuivra-t-il en 2021?

Nous tenons tout au moins à clarifier  les données diffusées, un transfert de propriété, une hypothèque ou un acte en lien avec des difficultés financières peuvent comporter la création de plus d’un droit de même nature, par exemple plus d’une vente dans le même acte. Aux fins des statistiques, seul le premier droit apparaissant à l’acte est comptabilisé.

Le nombre de ventes comprend tous les types de propriétés confondus (maison unifamiliale, logement multiplex, condominium, etc.)

Un transfert de propriété peut être un acte de vente, la cession d’un immeuble, la déclaration de transmission ou la donation d’une propriété.